Les différents souffles

En l’homme, les souffles ont deux origines: un souffle inné, l’essence du ciel antérieur (先天之精 : xiān tiān zhī jīng), qui provient des parents, et un souffle acquis, ou essence du ciel postérieur (后天之精 : hòu tiān zhī jīng), qui provient de l’essence subtile des aliments. Il faut y ajouter le souffle qui provient de l’air (清气 : qīng qì). Grâce à l’action de la rate et de l’estomac, le souffle qui provient des aliments et des boissons (水谷气 : shuǐ gǔ qì), se combine, dans la poitrine, à l’air des poumons (清气 : qīng qì) pour former le souffle de synthèse (宗气 : zōng qì)  et le souffle véritable (真气 : zhēn qì), sous l’influence du cœur et des poumons. Le souffle de synthèse est en relation étroite avec les fonctions du cœur et des poumons, et avec la circulation du sang et des souffles dans le corps. Le souffle  défensif (卫气 : wèi qì) et le souffle nourricier (营气 : yíng qì) sont les deux aspects du souffle véritable (真气 : zhēn qì).

Les différents souffles du corps sont produits grâce à l’impulsion du souffle originel (元气 : yuán qì), qui est lui-même issu  du souffle inné et dépend du souffle acquis pour son développement.

Le mécanisme général de production des souffles est la synthèse des souffles extérieurs du ciel: de l’air, de la terre: les aliments et de l’homme (元气 : yuán qì). Le souffle originel  transforme les souffles extérieurs apportés par la nature, et les individualise. Ce processus est le tronc commun à partir duquel les différentes sortes de souffles sont générés, avec des modes de production spécifiques à chacun d’entre eux.

元气 yuán qì
Reçue de nos parents, le souffle originel est le plus fondamental, celui qui soutient toutes les activités de l’organisme et est à l’origine de toute vitalité dans l’organisme. Il provient de la porte du destin. Il monte d’abord dans le triple réchauffeur, puis gagne progressivement la périphérie pour embrasser tout l’organisme. C’est lui qui stimule constamment le déclenchement des processus physiologiques et psychiques. Il est innée, bien que sa qualité et sa quantité soient un héritage des ascendants, l’entretien du souffle originel dépend du mode de vie qui peut en assurer la pérennité ou provoquer son épuisement précoce.
水谷气 shuǐ gǔ qì
Le souffle de l’eau et des céréales entre dans la composition du souffle de synthèse. Sa qualité dépend de la diète et de la vitalité des viscères responsables de la digestion, principalement la rate, l’estomac et l’intestin grêle.
清气 qīng qì
Le souffle de l’air s’associe au souffle de l’eau et des céréales pour produire le souffle de synthèse. Il est tributaire de la respiration et de la qualité de l’air ambiant. La respiration relève d’abord de l’activité du poumon, mais aussi du support des reins qui procurent force et efficacité au mouvement respiratoire, la capacité de réception du souffle.
宗气 zōng qì
Le souffle de synthèse, complexe ou ancestral provient de la combinaison des souffles extraits de l’air et des aliments, et est produit au thorax. Il est acquis. Sa fonction est de soutenir l’activité du poumon et du péricarde, de rythmer la mise en circulation des substances par le mouvement respiratoire et la pulsation cardiovasculaire. De plus, il retourne vers la porte du destin, pour entretenir la vitalité originelle à sa source.
真气 zhēn qì
Le souffle véritable ou vital résulte de la fusion du souffle originel, inné et du souffle de synthèse, acquis. Il parcourt la totalité de l’organisme et l’ensemble des méridiens. Les composantes de ce souffle servant à lutter contre les souffles pervers, sont qualifiées d’énergies correctes.
卫气 wèi qì
Le souffle  défensif circule dans les membranes, la peau, les muscles et jusque dans les viscères. Actif, il concentre son activité à la surface du corps et intensifie les échanges avec l’extérieur, il favorise alors l’adaptation de l’organisme aux fluctuations de l’environnement.
Au repos, tandis que l’organisme en profite pour se réparer, il passe en profondeur pour aider les organes internes à s’équilibrer. Il est très mobile et moins tributaire des trajets des méridiens que sa contrepartie, le souffle nourricier.
营气 yíng qì
Le souffle nourricier se manifeste par la capacité du sang de transmettre les nutriments aux viscères, tissus et ouvertures sensorielles. Il suit des parcours très définis selon une arborisation qui se répand des méridiens principaux jusqu’à l’ensemble du territoire corporel grâce à une multitude de ramifications. Il rejoint le souffle  défensif au quel il prête assistance. Il circule dans un ordre précis et selon une rythmique particulière : les marées énergétiques où l’énergie atteint plus particulièrement certains viscères à certaines heures de la journée.

La vie est un souffle

天之在我者德也,地之在我者氣也,德流氣薄而生者也
Le ciel en moi c’est la vertu, le pouvoir d’être, la terre en moi c’est le souffle, le pouvoir d’être ruisselle, le souffle abonde, sourd de terre et c’est la vie
阴阳离决,精气乃绝
Si le yin et le yang se séparent, la vitalité expire