Jiang Guofang

姜國芳

Jiāng Guófāng

Né en 1951, Jiang Guofang commencent ses premières études artistiques dans les années 70, après la réouverture de l’Académie Centrale des Beaux-Arts à Beijing. Guofand obtient son diplôme, et il est sélectionné avec sept autres de ses camarades pour entrer dans le Département de la peinture à l’huile. Alors qu’il était étudiant à l’Académie, Jiang a développé une compréhension profonde de la représentation de thèmes historiques avec un réalisme européen pur. Parallèlement, il s’intéresse aux principales traditions chinoises. En 1979, l’artiste enseigne à l’Institut Centrale des arts dramatiques. Plus tard, Jiang Guofang  ne s’attarde plus à l’art contemporain de son pays mais à celui du monde entier.  Dans les années 1990, l’Histoire de la Chine est encore importante pour Jiang , elle l’aide à explorer et à faire évoluer son art. Son oeuvre intègre  l’art occidental et l’art oriental dans une même peinture. Il a été le premier artiste contemporain à exposer dans la « Cité interdite » de Beijing en 2004.

Innocence enfantine, 童心未脱, peinture à l'huile de Jiang Guofang

Jiang transcende le  portrait classique en une oeuvre au réalisme cinématographique à couper le souffle. il s’inspire de la tradition chinoise aussi bien dans les décors, les costumes ou les personnages mais ne souhaite pas réaliser une peinture d’histoire au sens traditionnel du terme. Pour lui, ces représentations historiques ne sont que des instruments lui permettant d’exprimer ses propres conceptions artistiques.

Extrait du Double portrait des Arnolfini, 1434, huile sur panneau de chêne de Jan van Eyck

Dans ses réalisations Jiang montre toute l’étendue de ses connaissances en matière de peinture occidentale. La technique de la peinture à l’huile, la composition, le goût du détail et de la précision dans le rendu des étoffes, la douceur de la carnation, les gradations lumineuses sont un hommage à Jan Van Eyck, peintre primitif flamand.

La Femme à la balance, huile sur toile de Johannes Vermeer, 1662 - 1665

La sensation de temps suspendu traduit également la connaissance du peintre de l’oeuvre de Vermeer, le sphinx de Delft.

Mais, par leur immobilité, l’élégance raffinée de leur vêtement, leur regard mélancolique, ces peintures expriment bien les thèmes de la culture orientale.

En 2004, Jiang réalise une exposition personnelle au Musée de La Cité Interdite, c’est un immense succès. En 2005, il expose également à Rome sa série de portraits de la Cité Interdite, suscitant l’enthousiasme des amateurs et des critiques. Il est aujourd’hui représenté dans les plus grandes collections internationales

Médiagraphie